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COLETTE le 5 octobre!
Le lecteur le suit pas à pas, et avec bonheur, dans les quartiers pauvres de cette ville fascinante.
On découvre une société très puritaine et peu
tolérante à Amsterdam au 17ème siècle et l’importance de la religion et de la
morale. Le statut de la femme est comparé aux autres pays européens de
l’époque. Le roman est original grâce à la maison miniature au coût élevé qui
donne une image de l’intérieur d’une
famille prospère. L’intrigue est passionnante : l’atmosphère est lourde de
secrets, des questions posées par Nella restent sans réponse, les dialogues
comportent des allusions mystérieuses…
S’ouvre
alors toute une galerie de portraits assez attachants au fil des pages, avec en
arrière-plan la question de la quête de l’identité. Outre la dimension
fictionnelle, ce roman s’intéresse aussi à un débat de société actuel :
quelle construction identitaire pour un enfant élevé dans une famille
homosexuelle ?
S’inspirant de ce qu’il a lui-même vécu avec son épouse pendant qu’il écrivait son roman Cendrillon
voilà dix ans, Éric Reinhardt livre ici une saisissante méditation sur
la puissance de la beauté, de l’art et de l'amour, qui peuvent
littéralement sauver des vies."
Alors qu'il peine à terminer son roman Cendrillon, Eric Reinhardt apprend que Margot, son épouse, est atteinte d'un cancer du sein à un stade avancé. D'un commun accord et comme un défi à la fatalité de la maladie, il décide de s'acharner à terminer son livre tandis qu'elle lutte contre son cancer. Chaque soir il lui lit ce qu'il a écrit. Il termine son roman avec une rapidité et une aisance qu'il n'aurait jamais soupçonnées. Elle guérit. L'amour et l'art ont vaincu le cancer.
Pourtant son auteure ne joue
pas sur les ressorts de la pitié. Elle énonce assez froidement les épreuves
traversées par l’héroïne. Mais cette mise à distance crée un espace que le
lecteur investit pour s’identifier à Bakhita. On ne pleure pas avec elle, mais
on ne cesse de se demander au fil des pages, comment elle peut résister et
survivre à des traitements aussi sauvages. Cette interrogation permanente sert
de procès à ses bourreaux. Roman complexe, la dernière partie déplace une
ultime fois le point de vue pour questionner sur la place de la spiritualité.
L’auteur, Nicolas d’Estienne d’Orves, 43 ans, s’est
amusé à mettre en scène des personnages connus ou bien imaginaires vivant à Paris, dix ans après la guerre. Ce
sont des « collabos » qui ressortent de prison en 1953, se réinsèrent
et s’inventent de nouvelles vies. Ce livre se lit facilement un peu comme un
thriller car Gabrielle, personnage pur dans cet entourage malsain, mène
l’enquête à la recherche de la vérité et nous livre ses découvertes : un
« Paris » des bas-fonds, une société littéraire singulière et un
milieu politique de traîtres. Même si des anecdotes paraissent peu crédibles et
des personnages se révèlent facétieux, ce livre sur le mensonge de plus de 500
pages est bien construit et constitue un véritable scénario de film.