mardi 12 juin 2018

Une fille comme elle - Marc Levy



https://fr.calameo.com/read/000913544dab387152ff3?authid=Ke1Kvgl4t1JiNew York, sur la 5e Avenue, un petit immeuble qui a gardé un vieil ascenseur et surtout son liftier Deepok. Son neveu Sanji, Indien, vient retrouver Sam, un ami, pour affaires. Il loge chez son oncle Deepok et sa tante Lali. Il va vivre dans cet immeuble chic où les voisins se connaissent. Le liftier est le trait d'union de ses habitants.
Une idylle va se nouer entre Sanji et une habitante, Chloé.
Mais personne ne connait les raisons pour lesquelles Sanji est venu à New York.

C'est une comédie romantique pleine d'humanité, pétillante, qui se lit vite.


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Plus d'une quinzaine d'ouvrages de Marc Levy sont à la bib... à vous de choisir!


Qui a tué mon père - Edouard Louis




Edouard Louis rend visite à son père qu'il n'a pas vu depuis longtemps. Il le trouve affaibli, diminué, souffrant d'une forme grave de diabète.
Il évoque la vie de cet homme auquel, selon lui, on a volé ses rêves et sa vie. Il le fait avec une certaine empathie et semble avoir évolué depuis son premier roman "En finir avec Eddy Bellegueule" où les relations avec sa famille étaient marquées par la révolte, voire la haine. Aucune vraie communication cependant avec le père, empêtré dans des clichés bien établis de virilité et de comportements dits masculins.
Deux mondes...
http://www.seuil.com/ouvrage/qui-a-tue-mon-pere-edouard-louis/9782021399431?reader=1#page/1/mode/2upSeul le fils s'exprime. Ses études le lui ont permis. Son père n'a pas eu cette chance. C'est la meilleure partie de ce très court roman.
Edouard Louis entreprend ensuite d'énumérer les différents présidents qui se sont succédé et qui, par leur politique, ont progressivement tué son père en lui volant sa vie.
J'ai trouvé cette attaque en règle trop systématique et cette accusation trop facile.

L'auteur n'a pas mis de point d'interrogation après le titre. Ce n'est pas une question, mais une affirmation, une certitude. La politique menée par les différents présidents est-elle entièrement responsable du sort des démunis? Cela me semble plus complexe.


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Du même auteur, nous vous proposons également:

En finir avec Eddy Bellegueule
Histoire de la violence  (coup de coeur!)


mardi 5 juin 2018

Manga...





Les quatre volumes de GOLDORAK, 
version manga, 
sont à la bib!




Mille petits riens - Jodi Picoult




Ce second ouvrage de Jodi Picoult entraine son lecteur dans la même dynamique que le précédent (La Tristesse des éléphants). 
Pour ce nouvel opus autour de la descendance et de la question de la transmission, l’auteur entrecroise quatre portraits de femmes. La première est Ruth, et la véritable héroïne de l’histoire. Cette femme noire américaine d’une quarantaine d’année s’est battue toute sa vie pour faire oublier sa couleur de peau dans une société américaine raciste. Elle a ainsi fait le pari que son fils, Jefferson, brillant lycéen serait davantage reconnu pour ses qualités intellectuelles s’il grandissait dans un quartier conforme aux aspirations des blancs. Ce parti pris est l’opposé de celui de sa sœur Rachel, qui lutte contre toutes les formes de discrimination qu’elle subit.
La troisième femme est Brittany, jeune femme appartenant au suprématiste et sur le point d’accoucher. C’est à la maternité que va se nouer l’intrigue, puisqu’elle y rencontrera Ruth dont le métier est sage-femme.
https://www.actes-sud.fr/sites/default/files/9782330096656_extrait.pdfDe cette rencontre, va surgir l’apparition du quatrième portrait : Kennedy, une blanche qui se revendique non-raciste. Mais la rencontre avec Ruth va la conduire à se poser moult questions sur son positionnement et l’obliger à s’affermir dans ses convictions. 

Ce roman, assez conséquent, se lit avec facilité et a pour origine un fait divers. Les quatre femmes tendent à tour de rôle un miroir assez impitoyable d’une société américaine encore très ségrégationniste. La dynamique de l’intrigue emporte facilement le lecteur à travers les 500 pages. Si l’issue est assez attendue, l’on s’attache à ces femmes et on les suit dans leurs errements avec beaucoup d’intérêt.


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Du même auteur, nous vous proposons également:

La Tristesse des éléphants


La vie parfaite - Silvia Avallone




L’histoire se déroule actuellement et en Italie, à Bologne, dans le quartier populaire de Labriola, avec ses grandes barres HLM (« I Lombrichi », les vers de terre). Le titre ironique évoque « la vie parfaite » dont les habitants rêvent. Deux histoires en fait analysent le thème de la maternité désirée ou non et nous amènent à nous interroger sur les raisons qui nous poussent à avoir des enfants.
https://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fwww.edenlivres.fr%2Fflipbook%2Fpublications%2F412549.js&oid=193&c=&m=&l=&r=&f=pdfC’est d’abord l’histoire d’Adèle, 17 ans, qui est enceinte. Manuel, le père, est en prison et Adèle ne veut pas reproduire le schéma de vie de sa mère qui doit habiter dans la cité… C’est aussi l’histoire d’un couple, Dora et Fabio, habitant le centre de Bologne qui tente désespérément d’avoir un enfant depuis cinq ans… 
C’est un roman choral très réaliste : les deux héroïnes à forte personnalité, Adèle et Dora, sont entourées par de nombreux personnages : pères maltraitants ou toxiques, mères seules et souvent dépassées mais aussi enfants sauvés parfois par les études, la littérature… ou tentés par la vente de stupéfiants… Zéno, le voisin d’Adèle est un bel exemple de personnage. 
L’auteur sait décrire leurs fortes émotions et le combat qu’ils doivent mener pour lutter contre les difficultés de la vie. Malgré quelques longueurs, ce roman émouvant mais pas triste, décrit la misère affective de la société avec psychologie et humanité.


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La femme à la fenêtre - A. J. Finn




Dans une ambiance très hitchcockienne, le lecteur regarde lui aussi à travers la fenêtre de la maison d’Anna. 
http://fr.calameo.com/read/0042455502554d1f51c2dCette jeune femme bien que dotée d’un enfant et d’un mari, vit seule dans sa maison et souffre d’agoraphobie aigüe. Ce malaise psychologique la cantonne donc chez elle. L’héroïne ne sort que par des sites sur internet ou par son appareil photo en observant chez les voisins. Les pages défilent et la quantité de personnages s’accroit.
Persuadée un soir, d’avoir été témoin d’un meurtre, elle va mener l’enquête, pas tant pour trouver le coupable que pour prouver aux autres que son esprit est demeuré sensé, malgré les médicaments et l’alcool.

C’est un premier thriller qui reprend habilement les canons du genre. Le lecteur est tenu en haleine, et même lorsqu’on pense avoir résolu l’énigme, la curiosité l’emporte pour comprendre comment l’auteur va mener l’intrigue à son terme. 
Une lecture sympathique pour débuter l’été : à engloutir sans se poser de question.


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Le chagrin d'aimer - Geneviève Brisac


Prenant conscience qu'elle n'a ni compris, ni vraiment connu sa mère, Geneviève Brisac part à sa recherche à travers son passé et son histoire. En très courts chapitres, elle évoque cette femme brillante et fantasque qui rêve sa vie, joue, écrit, séduit. Combien de fois ne met-elle pas sa fille dans la gêne par ses comportements excentriques, sa manie de partir sans payer, son habitude d'appeler les gendarmes "mon chou" ou "mon lapin", ses jugements sans appel, stigmatisant les bébés "ces cons" les enfants "ennuyeux, stupides, capricieux, encombrants" tout autant que les vieillards "stupides" également, que les femmes de son âge "des putes et des idiotes", "sale engeance"?
Elle n'a jamais laissé à sa fille la place d'exister, lui volant sans cesse la priorité et l'admiration d'autrui. La scène où elle se substitue à elle lors d'un atelier d'écriture est caractéristique de son comportement égoïste, nombriliste.
https://liseuse-hachette.fr/file/48463?fullscreen=1#epubcfi(/6/2[F001_couv]!/4[couv-0001]/1:0) 
Ce livre exprime un manque profond, celui de l'amour maternel. Jamais une caresse, un compliment, un mot valorisant pour sa fille qu'elle traite aimablement de "petite oie sentimentale"! L'écriture peut-elle réellement cicatriser une telle blessure?
Geneviève Brisac dresse de sa mère un portrait lucide et acerbe. Souvent exaspérée par ses outrances, par ses jugements au scalpel, elle essaie de la comprendre, mais je n'ai pas l'impression qu'elle y était parvenue. Cette mère reste une étrangère pour sa fille et pour le lecteur. Ces courts chapitres ne permettent pas de s'attacher à cette femme bien trop préoccupée d'elle-même pour être sympathique.
Peut-être aussi que j'éprouve une certaine lassitude face à tous les ouvrages (thérapies?) où l'auteur tente de partir à la recherche de son père ou de sa mère...


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 Du même auteur, nous vous suggérons:

Petite (Roman junior)
Vie de ma voisine
Week-end de chasse à la mère