mardi 15 mai 2012

Recyclons ensemble!


La bibliothèque se met au vert et vous propose du même coup un nouveau service de proximité!
Comme beaucoup d'entre vous, nous ne savions jamais trop quoi faire de nos cartouches d'encre usagées. Eh bien, nous avons trouvé une solution et avons choisi de la partager avec vous. Désormais vous trouverez à l'entrée de la bibliothèque un grand carton destiné au recyclage de ces cartouches et chacun pourra venir y déposer les siennes en venant faire son petit tour à la bib. Périodiquement, celui-ci sera ramassé par une entreprise spécialisée. 
C'est facile, pratique et gratuit! :-)

Les revues: 1. Moteur!

Des questions sur le Festival de Cannes? Qui? Dans quoi? D'auteur ou grand public? Palmé ou pas palmé?... Passez donc à la bib feuilleter le dernier "Studio Ciné Live"!

Saviez-vous que nous sommes, pour vous, abonné à 24 revues et magazines !
Dans tous les genres, sur tous les sujets, pour tous les publics, ces revues sont à votre disposition, à consulter sur place (pour le dernier numéro) ou à emprunter (pour les numéros plus anciens).
Le BibBlog vous en présentera régulièrement quelques-unes... histoire d'y penser! ;-)

Concernant les arts, en plus de "Studio" pour le cinéma, nous avons aussi "L'objet d'art" et son pendant pour les juniors "Le petit Léonard". La musique n'est pas oubliée avec "Tempo" qui vous informera sur ce qui se passe en Bourgogne.
Soyez curieux! Tournez les pages! :-)



Les Intouchables sont là!

Voilà! ça y est! Le DVD des "Intouchables" vous attend!

Petit plus: vous trouverez , et à la bib, un entretien très intéressant avec François Cluzet qui, sans langue de bois, revient sur son parcours d'acteur.

Et puis, pour ceux qui auraient manqué le phénomène, voici la bande annonce du film!


Mais si vous préférez les livres aux adaptations cinématographiques, nous avons aussi ce qu'il vous faut: Le second souffle de Pozzo di Borgo! ;-)



La liste de mes envies - Grégoire Delacourt




L'histoire: Jocelyne (Jo) est la patronne d'une petite mercerie à Arras. C'est une personne simple qui aime la vie comme elle est. Elle est mariée à Jocelyn avec qui elle a eu deux enfants qui sont à présent de jeunes adultes. Pour s'occuper, elle tient un petit blog dans lequel elle transmet sa passion pour la mercerie. Puis un jour, elle joue à la loterie et gagne un peu plus de 18 millions d'euros. Mais que faire de cet argent? Jo va alors faire une liste de toutes les choses qu'elle souhaite, "une liste de ses envies".

Le style de l'auteur est drôle et fluide pour décrire la vie simple de Jo avec des moments de joie ainsi que des passages difficiles. N'importe qui pourrait se retrouver dans sa vie. On s'attache au personnage.
Avec sa nouvelle fortune, Jocelyne se remet beaucoup en question. Comment les gens autour de moi vont réagir? Ma famille? Mes amies? Que faire?

Avec beaucoup de délicatesse, l'auteur traite un sujet qui aurait pu très vite paraître mièvre et il nous laisse réfléchir sur la vraie valeur des choses.
BON ROMAN.


Grâce - Delphine Bertholon




1981. Dans sa maison de Villefranche Grâce, 33 ans, vit au rythme des retours de son mari, représentant en électroménager, lorsqu'une jeune fille polonaise, au pair, vient perturber sa vie.
En 2010, Nathan, son fils, vient fêter Noël en famille. Mais cette année tout est différent: il apprend que son père disparu il y a 30 ans, vient juste de revenir...

Roman construit comme un dialogue entre la mère et le fils à 30 ans d'intervalle sur un rythme du genre d'un thriller.



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De Delphine Bertholon, vous trouverez aussi à la bib:

L'Effet Larsen
Twist 

Le testament américain - Franz Bartelt





Le village de Neuville s'enorgueillit d'avoir vu naître à la faveur d'un accident d'avion, l'illustre Clébac Darouin, milliardaire américain excentrique. Tout au long de sa vie, ce mécène a inondé de bienfaits, de présents insolites, ce petit "coin redoutablement perdu", dont les habitants n'ont pas "une grande réputation d'hospitalité". Mais voilà, Clébac meurt et l'ultime volonté du milliardaire n'est pas la moins extravagante : dans son testament, ce dernier demande que l'on bâtisse dans la commune un majestueux cimetière, grand comme une petite ville, où chaque habitant aurait droit à un luxueux tombeau avec marbre, toiture en ardoises vernissées, baies vitrées et vide sanitaire. Un Père-Lachaise ­clinquant comme Las Vegas, avec des rues, des places, des frontons, des moulures hollywoodiennes.
Neuville aura son cimetière selon les dernières volontés du Clébac Daroin. Pensez bien que la vie du village va s’en trouver toute chamboulée. Que petit à petit tout va converger vers ce lieu aussi inattendu qu’insolite, jusqu’à en devenir une attraction pour les regards extérieurs.

D'abord circonspects, les villageois adoptent bientôt leurs somptueux caveaux, jusqu'à y prendre leurs quartiers avant l'heure. D'autant que cette proximité quotidienne de la mort n'est pas sans effet sur la libido des Neuvillois - à commencer par la veuve Pneu et du père Fricoteau, jamais aussi lubrique qu'à l'heure de la sieste. Ou du pauvre Balthazar, père d'une jolie majorette et contraint à l'inceste par tradition familiale. Croyez moi c’est un pur bonheur que de partager les aventures du Napoléon Beloeil et de la veuve Dorval, du René Vendrèche, l'idiot du village, tout juste nommé maire par intérim et de toute une galerie de personnages plus cocasses les uns que les autres. L'intrigue fait un bond quand Anne-Marie Mingue, superbe présentatrice de la télé (qui ne recule devant aucun sacrifice pour obtenir un scoop), entend faire pénétrer les caméras dans le cimetière rigoureusement interdit aux curiosités étrangères.

Veuves lubriques, idiots de villages aux citations homériques, incestueux de père en fils… D’aventures en rebondissements, de rebondissements en dénouements, ce « testament américain » est un pur régal d’ironie, de roublardise et de drôlerie qui passe en revue tous nos travers, voire nos perversions. La faune du village est pittoresque, portée sur les gaillardises de tout bord parfois crues sans être vulgaires. Comme une fable désopilante et caustique de notre monde moderne.
Fort d’un scénario aussi farfelu qu'improbable, Franz Bartelt va nous entraîner dans une sorte de comédie humaine aussi surprenante que drôle, irrespectueuse, irrévérencieuse.
Il y a du Marcel Aymé dans ce nouveau roman, celui burlesque et égrillard de 'La Jument verte', mais on pense aussi à un Clochemerle avec des tirades à la Michel Audiard.
Y’a pas à dire, Bartelt me fait rire. Il manie les mots et les situations comme personne. Son talent n'est jamais aussi flagrant que lorsqu'il s'attaque à la province et ses institutions, ses mesquineries lourdes et ses mœurs légères.

Pour chasser la morosité !

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De Franz  Bartelt, nous avons aussi:




Avenue des Géants - Marc Dugain


        !!!  Coup de coeur du Comité !!!      


L’histoire : Al Kenner mesure 2,20 m et a un QI supérieur à celui d’Einstein. C’est un gamin traumatisé par le divorce de ses parents et les mauvais traitements infligés par sa mère déséquilibrée. Ses parents s’en débarrassent en l’envoyant chez ses grands-parents…. Après avoir passé cinq ans en hôpital psychiatrique, Al sera décrété «sain d'esprit» et libéré. Il voudra s'engager dans l'armée, comme papa, ex-membre des forces spéciales, mais sa taille sera un motif de rejet. Entre deux virées à moto sur les routes de Californie, ses seuls moments de bonheur, Al jouera les conseillers-profileurs pour le chef de la Crim de Santa Cruz, qui s'appelle Duigan (anagramme de Dugain) et lui confie sa fille…

Ce beau titre, Avenue des géants, correspond à un tournant de la vie du héros….
Cette histoire est inspirée d’un fait réel : Le tueur en série, Ed Kemper est devenu Al Kenner et dans les grandes lignes le roman est fidèle au passé.

C’est un excellent roman : l’auteur analyse la personnalité du héros surdoué avec beaucoup de finesse et de psychologie. De plus, il nous décrit l’Amérique des années 1960-1970 en pleine révolution. Cette époque bizarre « où le meurtre est légal au Vietnam et où ceux qui reviennent de l'enfer sont brisés, suicidaires ou dangereux ». Al, lui, se pense du côté de l'ordre. Il n’aime pas les hippies, les chevelus, les filles riches et les femmes criardes comme maman….  

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Du même auteur, nous vous proposons: