« Le déluge » est un roman d’anticipation qui débute en 2013 et s’achève en 2039. Mais au vu des canicules, des tempêtes et des inondations que notre planète subit, peut-être n’est-ce pas à proprement parler de l’anticipation…
Le livre s’articule autour de plusieurs personnages qui, au début, ne se connaissent pas. Le docteur Anthony Pietrus est un scientifique spécialisé dans l’étude des hydrates de méthane tandis que Shane et Murdock sont d’anciens militaires. Kate Morris est une écologiste convaincue, quand Keeper est un jeune homme qui sombre rapidement dans la drogue et mène une vie de marginal malchanceux…
Alors que les phénomènes climatiques inhabituels se succèdent et s’intensifient, des groupes écologistes se forment pour tenter d’infléchir les décisions politiques des Etats-Unis. Mais les industries incriminées, les entreprises pointées du doigt, des hommes de pouvoir refusent d’entendre leurs discours et de véritablement modifier leurs pratiques.
Le déluge est un roman passionnant, enthousiasmant et tout à la fois désespérant. En toile de fond de ce livre se trouve bien sûr le dérèglement climatique de la Terre. Mais plus que la suite sans fin des événements météorologiques tragiques, c’est l’étude des caractères des personnages qui est très intéressant : les choix que chacun fait selon la situation, les mesquineries, les grandes trahisons, et le courage, l’abnégation, malgré tout, de certains.
Une fois la dernière page tournée, je n’ai pu m’empêcher de me dire que ce que Stephen Markley a écrit, sans être une prophétie, pourrait tout à fait se réaliser. Et là, une boule d’angoisse se forme dans la gorge, car cela signifie que notre monde est décidément en péril et que non, nous ne faisons pas ce qu’il faut pour qu’il en aille autrement.
Petit conseil… Il ne faut pas se laisser rebuter par les explications scientifiques (notamment au début) ou par le nombre (impressionnant !) de pages du roman…
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