mardi 30 octobre 2018

Expo photos: présentation le 5 novembre à 18h30!

Entrée libre.

(cliquez sur l'image pour l'agrandir.)


Venez découvrir autrement 
l'exposition de photographies 
d'Adrien Théo MORET 
qui se tiendra à la bibliothèque 
du 5 au 17 novembre!



Speed-booking: le 21 novembre!


Retenez la date: 
Mercredi 21 novembre à 17h
à la bibliothèque!



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L'égarée - Donato Carrisi



Une jeune femme enlevée et enfermée dans un labyrinthe depuis 15 ans et que l'on retrouve nue dans un bois, blessée et amnésique...
Hospitalisée, une équipe policière et médicale secondée par un psychologue essaie de lui faire retrouver la mémoire... d'autres vies à sauver peut-être?...
Un prédateur au masque de lapin qui enlève et séquestre des enfants...
Un détective privé, personnage attachant, dont les jours sont comptés, souhaite résoudre cette enquête et arrêter ce monstre: ce sera sa quête et son dernier combat. Il avait promis il y a 15 ans de cela aux parents de la jeune fille de s'occuper de l'enquête.

Des personnages forts ou attachants (certains rencontrés dans es deux précédents ouvrages de D. Carrisi), du suspense, des rebondissements. On lit ce livre d'une traite et on relit même la fin!... Car avec cet auteur, rien n'est aussi simple qu'il n'y paraît!
Pour les amateurs de ce genre de littérature, très bon livre, très réussi. A lire sans hésiter, de la même veine que "Le Chuchoteur".

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Du même auteur, nous vous proposons également:

L'Ecorchée
La Femme aux fleurs de papier
La fille dans le brouillard
Le Tribunal des âmes
Malefico

Salina - Laurent Gaudé





Dans un village du clan imaginaire des Djimba, entre montagne et désert, un mystérieux cavalier vient déposer un nouveau-né qui hurle sous le soleil jusqu'à ce qu'une femme le recueille et lui donne le prénom de Salina.
En grandissant, Salina tombe amoureuse de Kano, enfant du chef du clan, mais elle sera forcée d'épouser Saro, le fils aîné qu'elle hait autant que l'enfant qui naîtra de leur union.
https://www.actes-sud.fr/sites/default/files/9782330109646_extrait.pdfC'est le début d'une vie qui ne sera plus que cri de douleur et désir inextinguible de vengeance sanguinaire. Méprisée, ostracisée, condamnée par trois fois à l'exil, elle arpentera l'infini du désert.
La vie de Salina est narrée par son fils Malaka qui accompagne sa mère sur la barque des défunts (on pense à la légende de Charon), vers un mystérieux cimetière (qui rappelle l'Ile des morts de Böcklin) réservé aux défunts étrangers et dont les portes ne s'ouvrent d'elles-mêmes qu'après le récit de la vie du défunt.

C'est un récit puissant, fascinant, écrit dans une langue grandiose et envoûtante, entre la tragédie antique, la chanson de geste et le conte africain.


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Du même auteur, vous trouverez également à la bib:

Dans la nuit du Mozambique : Et autres récits
Danser les ombres
Ecoutez nos défaites
Eldorado
La Mort du roi Tsongor
La Porte des Enfers
Le Soleil des Scorta
Les Oliviers du Négus : Nouvelles
Ouragan
Pour seul cortège

Les cigognes sont immortelles - Alain Mabanckou




Alain Mabanckou passe son enfance dans la ville côtière de Pointe-Noire où il obtient un baccalauréat en Lettres et Philosophie au Lycée Karl-Marx. Après des études de droit il se dirige vers l’écriture et la littérature francophone. 
Dans Les cigognes sont immortelles, l’auteur narre subtilement la grande et la petite histoire, celle du jeune Congo indépendant et celle « des gens de peu » qui vivent de débrouillardise et de résilience, notamment dans le quartier ponténégrin de Voungou. 
Alain Mabanckou semble avoir fait grandir son double, le petit Michel, le fils unique de Maman Pauline et de papa Roger. 
http://www.seuil.com/ouvrage/les-cigognes-sont-immortelles-alain-mabanckou/9782021304510?reader=1#page/1/mode/2upIl vit avec ses parents dans une maison  faite de bois et de taules. Tête en l’air et doux rêveur qui perd toujours sa monnaie quand il va faire ses courses à l’épicerie « Au cas par cas » de Mâ Moubobi, Il aime écouter la radio, la très officielle Voix congolaise ou la subversive Voix de l’Amérique, aux côtés de son père, à l’ombre du manguier. « Cet arbre est un peu mon autre école », confie Michel, qui décortique la société congolaise, les contradictions des adultes, leur bassesse et leur grandeur. Il raconte l’école socialiste, la compétition entre les élèves, les premières amours à peine sorti de l’enfance… 

Ce récit d’apprentissage se double d’une dimension historique, aide à comprendre le colonialisme, le tribalisme et l’arrivée du communisme, en revenant sur l’assassinat de Marien Ngouabi, Président qui a pris le pouvoir en 1968 et instauré un régime marxiste-léniniste.
Le récit historique se mue en drame familial où l’amour filial offre à la narration une langue orale chaleureuse précise et pleine de poésie.


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Du même auteur, nous vous proposons également:

Black Bazar
Demain j'aurai vingt ans
Le monde est mon langage
Mémoires d'un porc-épic (Prix Renaudot)
Petit piment


L'hiver du mécontentement - Thomas B. Reverdy



Ce roman trace un excellent portrait de la Grande-Bretagne de la fin des années 70. Le fil rouge est la vie de Candice, jeune femme qui rêve de théâtre et qui occupe un emploi de livreur à vélo. Au gré de ses courses, le lecteur rencontre moult archétypes d’Anglais et quelques personnages très surprenants tel Jones ou une jeune metteur en scène.
https://flipbook.cantook.net/?d=%2F%2Fwww.edenlivres.fr%2Fflipbook%2Fpublications%2F423151.js&oid=6&c=&m=&l=&r=&f=pdfConstruit comme un patchwork, les trajets de Candice sont autant de coutures entre des mondes : celui de la politique côtoie celui des syndicalistes ; celui des nouveaux pauvres télescope les rêves de la jeunesse en devenir ; celui du rêve individuel se heurte au groupe social.
Deux étonnements majeurs surgissent au cours de cette lecture. On assiste à la montée de Margaret Thatcher. Le portrait d’une jeune femme sachant coudre vient supplanter la chanson de Renaud et l’on comprend mieux alors comment le peuple britannique a pu la choisir. L’autre surprise réside dans l’interprétation du texte de Richard III. La troupe est exclusivement féminine et c’est l’occasion de comprendre l’Angleterre de ces années-là d’un point de vue relativement féministe.

La lecture est aisée. Les chapitres assez brefs créent une dynamique narrative qui empêche le lecteur de s’ennuyer. Dès que l’on pourrait être tenté de penser que le roman devient trop historicisant, on enfourche le vélo de Candice et on la suit dans une nouvelle rencontre.


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